Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France

  • Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France
  • Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France
  • Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France
  • Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France
  • Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France
  • Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France
  • Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France
  • Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France
  • Chantelouve. Isère. Rhône-Alpes. France

Accueil du site > Tourisme - Loisirs > Patrimoine local et sites naturels

Patrimoine local et sites naturels

Chantelouve est doté d’un patrimoine exceptionnel.

Le patrimoine bâti est d’une richesse surprenante de part sa diversité : maisons en pierres de taille, habitats écologiques en rondins, maison solaire, chalets en madrier.

Pont La Chalp


Des ouvrages d’art ont été construits à la fin du XIXè siècle, afin d’améliorer le quotidien des habitants : canaux d’irrigation au hameau des Rochats, fours à chaux au lieu-dit Sous Beau.



La richesse artisanale Chemin 26 bis
Chantelouve est connu pour ses fameux colporteurs.
Mais de nombreuses activités voient le jour dans les années 1850 : ouverture d’une carrière de tuf et d’ardoise au lieu dit "le mas du Brésil", création de rafours pour la confection de la chaux utilisée pour la construction de l’école du village, construction d’un moulin sur les rives de la Malsanne, torrent traversant les villages des Faures et des Bosses, dont il reste aujourd’hui la roue....

Un territoire protégé
Chantelouve fait partie du Parc National des Ecrins et de Natura 2000, qui protègent la faune et la flore par une règlementation nationale.

Le patrimoine culturel de Chantelouve se compose d’un patois encore parlé aujourd’hui par les "ainés" de la commune et d’artistes locaux qui chaque année animent le concert du mois d’août.
Un hommage particulier dans cette rubrique à Monsieur Albert Faure, mémoire du temps passé, qui vient de nous quitter.

Le patrimoine naturel

> La faille du Col d’Ornon
Situé dans les Alpes françaises en Isère, sur les communes de Chantelouve, d’Ornon et d’autres, la faille du Col d’Ornon est un accident géologique majeur qui a permis, grâce à sa découverte dans les années 1980 et à son interprétation, d’apporter une importante contribution à la compréhension de la génèse des Alpes.
En savoir plus : http://www.ameller.org/fco/fr

La faille du Col d'ornon


> L’aulnaie blanche du col d’Ornon, un milieu rare et fragile...
L’aulnaie blanche est une forêt rare et assez particulière. Comme son nom l’indique, elle est composée principalement d’aulnes blancs, un arbre de petite taille (moins de 20m) ressemblant à l’aulne vert mais dont les rameaux et le dessous du feuillage sont recouverts d’un fin duvet blanchâtre et argenté. L’aulne a la particularité d’être très gourmand en eau, et de porter un fruit ressemblant étrangement à une petite pomme de pin, appelé « strobile ».

L’aulnaie blanche se développe principalement le long des torrents de montagne et sur les cônes de déjection de ces mêmes torrents : elle a besoin que le terrain soit régulièrement parcouru par des crues torrentielles pour se développer ou se maintenir. Si le cours d’un torrent est modifié, l’aulne blanc régresse au profit d’autres espèces comme le frêne et l’érable sycomore, qui risquent à terme de prendre définitivement sa place. Aujourd’hui, l’aulnaie blanche s’est raréfiée et subsiste en quelques rares endroits. Celle du Col d’Ornon est la plus étendue de France et même d’Europe (sa surface est d’environ 250 ha).

Aulnaie blanche du Col d'Ornon
Sur le site du Col d’Ornon, des aménagements des lits torrentiels ont été effectués depuis longue date (XIXème et XXème siècles principalement) pour protéger les hameaux et villages menacés par les crues fréquentes des torrents des Pâles et du Merdaret (une coulée de boue peut emporter une maison entière en quelques instants…). Cette action, bénéfique pour les habitants, a eu un impact important sur la population d’aulnes blancs : après modification des cours torrentiels, une grande partie de l’aulnaie blanche s’est « dégradée » en laissant la place à des espèces concurrentes (frêne principalement). Dans certains cas, l’absence de crues torrentielles empêche le renouvellement des aulnes, ce qui explique un vieillissement des populations (présence d’arbres vieillissants, secs ou malades, difficultés de régénération…).

En outre, d’autres pratiques peuvent expliquer la raréfaction de l’aulnaie blanche, comme l’extraction de matériaux dans le lit de la Bonne (environ 20 000 m³ extraits par an, le curage du lit de la rivière ayant tendance à faire baisser le niveau de la nappe d’eau), et une sylviculture favorisant le frêne et l’érable (coupes de l’aulne au bénéfice de ces deux autres essences, préférables comme bois de chauffage…)



Site réalisé en SPIP pour l'AMRF